L’artichaut
Son histoire :
L'artichaut (Cynara scolymus) était à l'origine un chardon sauvage qui, sous l'influence de croisements et d'améliorations culturales, est devenu la plante que nous connaissons. Il est probablement originaire du bassin méditerranéen, et on signale sa présence pour la première fois en Italie durant la Renaissance, au milieu du XVIe siècle. Il fut ensuite introduit en France, d'abord sur les tables royales : Catherine de Médicis en était très friande, de même que Louis XIV, qui en raffolait. A l'époque du Roi Soleil, La Quintinie, le responsable des potagers de Versailles, en distinguait déjà cinq variétés différentes : le Blanc, le Vert, le Violet, le Rouge, et le Sucré de Gênes. C'est vers 1810 que fut créé et développé, par un agronome de la région parisienne, le gros Camus de Bretagne, devenu aujourd'hui l'artichaut le plus consommé en France, bien avant le Violet de Provence et le Blanc Hyérois..
En savoir un peu plus :
On peut extraire de l'artichaut une substance de nature tanoïde, la cynarine. Elle confère à l'artichaut une saveur légèrement astringente, plus marquée dans le légume cru. On utilise la cynarine pour la confection de spécialités médicamenteuses destinées à favoriser le fonctionnement hépatobiliaire. Cette substance possède en effet des propriétés cholérétiques (stimulant la sécrétion biliaire par les cellules hépatiques) et cholagogues (facilitant l'évacuation de la bile rassemblée dans la vésicule). En d’autres termes,l’artichaut est bon pour le foie.
Les variétés :
Plusieurs variétés s'offrent ainsi durant l’automne et le printemps, dont les principales sont le globuleux et vert "Camus breton" et le plus petit et conique "Violet de Provence", aux feuilles violacées et qui se consomme cru en salade.
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